Energies renouvelables : la vraie solution au défit climatique ?
Aujourd'hui le réchauffement climatique est une réalité, et pour remédier à ce problème grave plusieurs solutions s'offrent à nous et nous sont fortement conseillées. Les énergies renouvelables se posent comme une des meilleures solutions au niveau mondial, contre le réchauffement climatique et l'épuisement des réserves de pétrole. Néanmoins, même si on nous incite fortement à aménager notre habitat avec ses différentes énergies dites "vertes", ne pas les utiliser à bon escient revient à dépenser plus pour payer plus.
- Energies renouvelables : pas si vertes et bien trop faibles
Des études récentes tendent à mettre en évidence le fait que les énergies renouvelables qualifiées d'énergie "vertes", parce que présentant des qualités écologiques indéniables (non productrices de CO2 et inépuisables), ne le sont pas (actuellement) autant qu'on le croit.
En effet, si on regarde de plus prés les méthodes de production de ces énergies on se rend bien vite compte que celles-ci sont loin d'être parfaitement écologiques et économiques.
Le constat général que l'on peut faire concernant toutes les énergies vertes, c'est qu'une production non négligeable de CO2 (et autres polluants) sont nécessaires pour la fabrication des systèmes d'énergies renouvelables.
Par exemple, pour construire une éolienne il faut fournir une grosse quantité de ciment et d'acier qui sont des éléments dont la production ne se fait pas de manière écologique. De plus, les éoliennes consomment beaucoup plus d'acier pour produire une puissance énergétique égale à celle produite par une centrale nucléaire : "Pour produire 1 gigawatt de puissance, les éoliennes consomment 360 tonnes de béton et 125 tonnes d'acier". (cf : Science et Vie - Dossier noir des énergies vertes - Mars 2008).
Cela, en considérant que l'acier est plus émetteur de CO2 que le béton et que seulement 60 tonnes d'acier sont nécessaire pour une centrale nucléaire.
On retrouve d'ailleurs le même problème concernant les panneaux solaires photovoltaïques ; ils sont fabriqués pour la majorité à base de silicium. Le silicium, abondant sur Terre sous forme de sable, doit être transformé (fondu et recristallisé) ce qui utilisent une grande quantité d'énergie fossile, et éventuellement, la production de leur batterie nécessite beaucoup de matériaux lourds.
Ces deux exemples, qui touchent deux types d'énergies écologiques très utilisées aujourd'hui par un grand nombre de personnes, nous montre bien que finalement toute énergie renouvelable est en fait émettrice de CO2.
Mais attention à ne pas faire d'amalgame non plus, ce que l'on veut souligner ici c’est que les énergies vertes n'émettent pas de CO2 (par nature) mais qu'en contrepartie, elles génèrent des émissions de CO2 obligatoires pour les produire.
Les études menées sur les modes de production des énergies "vertes" montrent que non seulement ces énergies sont produites sans souci d'écologie, mais que ces modes de production ont aussi à terme, des effets très néfastes sur l'environnement et notre qualité de vie (la production de biocarburants entraîne une déforestation,
et les éoliennes une pollution visuelle).
Cependant, il faut bien avoir conscience que ces vices cachés attribués aux énergies renouvelables ne sont applicables qu'aux modes de production et de mise sur le marché actuels, et non (nous l'espérons), futurs.
L'autre inconvénient majeur des énergies renouvelables est qu'elles ne pourront subvenir aux besoins énergétiques futurs de la planète. En effet, les propriétés actuelles des énergies renouvelables font qu'elles produisent aujourd'hui une trop faible densité énergétique, en comparaison aux autres types d'énergies non écologiques.
Il est vrai que le taux de croissance du solaire photovoltaïque et de l'éolien est en nette augmentation et ne cesse de croître néanmoins, ces deux types d'énergies demeurent beaucoup moins puissant que le nucléaire, l'uranium, ou encore, l'hydrocarbure ; "Il faut
Le problème ne vient donc pas de l'utilisation ou non de ces énergies, mais bien des capacités énergétiques qu'elles permettent.
Les deux points faibles mis en avant ici sont donc que les énergies renouvelables à l'heure actuelle ont non seulement une densité énergétique trop faible mais, autre facteur, elles sont toutes trop dépendantes du facteur climat ; les éoliennes ne fonctionnent qu'en cas de vents, les panneaux solaires, seulement si il y a du soleil, et la biomasse ne peut être produite uniquement si la forêt se régénère. Le fait que ce type d'énergie ne puisse garantir une puissance régulière a pour conséquence de fragiliser l'ensemble du réseau.
Concrètement pour limiter les effets du réchauffement climatique, il faut que la concentration atmosphérique en équivalent CO2 baisse, et donc qu'il y ait une décroissance des émissions dés aujourd'hui. Cela semble très compromis du fait de l'amélioration du niveau de vie spécialement dans les pays du Sud, et donc de la demande croissante en énergie.
Si les systèmes utilisés par les énergies renouvelables restent les mêmes qu'aujourd'hui et, même si l'utilisation de ce type d'énergie s'accroît, les énergies renouvelables d'ici dix ans ne représenteront au mieux, qu'un tiers des énergies totales utilisées.
C'est pourquoi de fortes améliorations sont indispensables pour rendre leur impact sur l'environnement plus important.
- Energies renouvelables : la nécessaire condition d'innovation
Les énergies renouvelables ont besoin d'innovations technologiques pour accroître leur efficacité et ainsi, diminuer leurs coûts.
Les chercheurs ont à l'heure actuelle trois axes principaux de recherche concernant les énergies vertes :
- le rendement
- le stockage de l'énergie
- l'amélioration des réseaux
La révolution possible concernant les éoliennes et le solaire serait de pouvoir stocker leur production énergétique (par jour de grand vent ou de fort ensoleillement) et de l'utiliser les jours où ces appareils ne fonctionnent pas.
Les autres innovations en cours de développement concernent, le développement de réseaux bidirectionnels où le consommateur serait à la fois, consommateur et producteur.
C'est-à-dire que le tarif du KW/H fluctuerait d'heure en heure et les personnes choisiraient selon leurs besoins et le prix de l'énergie à un moment donné, d'acheter du courant ou de le revendre.
Ce type de réseaux permettrait aussi aux utilisateurs de stocker l'énergie produite par leurs panneaux solaires pendant la journée dans une batterie et d'ainsi, faire fonctionner leur téléviseur le soir.
Il s'agirait en fait d'un système collaboratif où les utilisateurs s'organiseraient selon leurs besoins et leur budget, et pourraient acheter ou vendre de l'électricité.
On qualifie ce nouveau système virtuel de réseau "intelligrid", réseau intelligent, qui actuellement à l'étude, suscite beaucoup d'intérêt mais nécessite aussi malheureusement, énormément de moyens. Cela afin de sécuriser le réseau et de pouvoir communiquer avec le réseau.
C'est pourquoi, il est urgent et nécessaire de soutenir la recherche dans ce domaine (comme cela n’a pas toujours été le cas) afin que les énergies renouvelables soient en mesure de répondre à nos besoins énergétiques futurs.
- La solution : économiser l'énergie et savoir utiliser les énergies renouvelables
La véritable solution la plus à même de répondre aux problèmes que soulèvent les énergies renouvelables est d'économiser l'énergie.
Cela aurait pour conséquence directe de réduire la demande en énergie et d’ainsi permettre à terme, que les énergies renouvelables répondent à nos besoins énergétiques.
Cette solution est non seulement tout à fait envisageable et ce, dés à présent, mais elle est aussi et surtout, la moins coûteuse (car il est plus coûteux de produire de l'énergie plutôt que de l’économiser).
En effet, il semble impossible (comme nous l’avons vu précédemment) que la demande en énergies baisse étant donné que tous les pays ne cessent de se développer et que l’on améliore constamment notre niveau de vie. C’est pourquoi il est primordial que tous les états et chaque citoyen modifient leurs habitudes de vie et apprennent à économiser l’énergie. Des gestes simples à réaliser quotidiennement sont indispensables pour sauver notre environnement et garantir un avenir sain à nos enfants.
Contrairement à ce que l’on pourrait croire ces gestes qui permettent d’économiser l’énergie ne représentent pas des contraintes ou des restrictions à avoir sur notre mode et qualité de vie actuelle. Il s’agit simplement d’apprendre à vivre différemment. Cela, sans oublier que le bénéfice double qu’entraîneront ces nouvelles habitudes de vie sera d’agir pour la sauvegarde de la planète et, à plus court terme, de réduire considérablement nos factures énergétiques.
L’autre argument en faveur des énergies vertes est que malgré les défauts que ces énergies présentent, il faut souligner que non seulement, elles sont tout à fait améliorables et le deviendront, mais aussi, elles doivent être de qualité et utilisées correctement pour pouvoir avoir un effet quantifiable.
Dans la plupart des cas, les énergies renouvelables ne sont pas utilisées à bon escient et au bon endroit. Beaucoup de personnes en voulant agir pour l’environnement, ne vont pas prendre le temps d’étudier correctement leur habitat afin de l’équiper au mieux pour économiser l’énergie et, ils vont alors acheter compulsivement des panneaux solaires par exemple, qui seront mal exposés ou qui ne seront d’aucune utilité pour leur habitat et la région dans laquelle elle se trouve (région peu ensoleillée).
Vouloir équiper sa maison pour la rendre efficace du point de vue énergétique est un projet qui demande du temps et qui doit se faire uniquement après une étude approfondie de la structure et de l’environnement de son habitat. Il est nécessaire de souligner que le choix et l’efficacité des systèmes d’énergies vertes dépend pour beaucoup de le la structure initiale de l’habitat sur lequel on souhaite les intégrer. Tous les systèmes n’ont pas la même utilité sur toutes les maisons, et le choix du bon « pack » est du ressort d’un spécialiste, neutre dans son analyse.
(source du schéma : www.dedietrich-thermique.fr/.
De plus, la qualité des installations des systèmes basse énergie est un facteur clé pour espérer réduire sa consommation énergétique. Beaucoup d’entreprises, parce que non formées aux nouvelles techniques énergétiques, vont proposer des systèmes basse énergie de très mauvaise qualité, et il faut s’en méfier.
Ce qu’il est important de retenir ici c’est que certes, la lutte contre le réchauffement climatique est urgente aujourd’hui et il ne faut pas attendre pour agir, mais nous devons néanmoins prendre le temps d’étudier les meilleures solutions possibles pour d’abord, réduire sa consommation puis, dans un deuxième temps, pour utiliser une source d’énergie renouvelable.
[Source utilisée pour écrire cet article : Revue "Science et Vie"_ Dossier noir des énergies vertes ; n°1086 ; Mars 2008 et émission radio de France Inter "CO2 mon amour" du samedi 8 Mars 2008]
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Libellés : energies renouvelables, innovations, économie d'énergie, énergies vertes








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