La nouvelle tendance : produire sa propre électricité

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Avec l’arrivée de l’été et la hausse constante du prix des énergies, de plus en plus de particuliers investissent dans l’achat de panneaux solaires pour produire leur propre électricité et ainsi économiser. En effet, produire son énergie est non seulement écologique, mais c’est aussi très économique. Cela, s’explique notamment par la mise en place de nombreuses aides financières afin d’inciter les propriétaires à équiper leur bâtiment.
- Le photovoltaïque en forte croissance
Les trois énergies renouvelables les plus utilisées en France sont l’hydraulique, l’éolien et le solaire. Néanmoins, le solaire demeure l’énergie la plus accessible aux particuliers, car raccordée au réseau, très facilement adaptable à leur habitat et très simple d’utilisation. Cela explique en partie, cet engouement nouveau des français pour ce type d’énergie et le développement croissant de ce secteur. Pendant longtemps, le photovoltaïque été uniquement utilisé pour fournir de l’électricité à quelques sites isolés, sans raccordement au réseau. Ce qui aurait permis une utilisation plus massive de ce type d’électricité verte, comme c’était déjà d’ailleurs le cas, en Allemagne ou en Californie par exemple. Ce n’est qu’en 2006, avec la mise en place d’un tarif d’achat de l’électricité photovoltaïque privilégiant « l’intégration au bâti », que le marché s’est réellement développé. Essor quia été encore plus marqué en 2007. Et même si il est vrai que la France est encore loin des résultats de ses voisins européens, cette forte croissance du secteur solaire reste très encourageante. En effet, les objectifs que la France s’est fixée pour 2010, seront déjà atteints dés 2008 et à cette allure, la France figurera parmi les leaders mondiaux du secteur photovoltaïque en 2018.
- Fonctionnement et utilisation des panneaux solaires
Les installations photovoltaïques sont composées de « modules solaires », d’un « onduleur » qui transforme le courant continu en courant alternatif, et de deux compteurs qui mesurent la production et la consommation d’électricité. L’onduleur a aussi pour rôle d’adapter le courant : il le transforme, mais le coupe également, si le réseau de l’installation est mis hors tension. De plus, une enveloppe (un verre), très fragile, protège le matériau utilisé pour la conception des panneaux solaires. De taille moyenne, les panneaux solaires installés grâce à des capteurs fixés sur le toit qui vont transformer l’énergie solaire, fonctionnent de manière autonome. De préférence, on place les panneaux solaires sur le toit, pour des raisons de sécurité et aussi, parce que l’inclinaison du toit correspond à celle optimale (30°) pour leur bon fonctionnement. Il est néanmoins nécessaire de veiller à la bonne orientation des panneaux photovoltaïques (sud, sud ouest ou sud est), et à ce qu’aucuns éléments ne viennent gêner leur exposition au soleil (par exemple, une cheminée). Enfin, concernant l’intégration architecturale des panneaux aux bâtiments, deux options sont possibles : soit, on les superpose au toit, c’est-à-dire qu’on les fixe sur un toit déjà existant. Ou bien, on peut, à l’aide d’un architecte, les intégrer lors d’un agrandissement ou d’un rehaussement.
- Les avantages du photovoltaïque
L’un des avantages majeur des panneaux photovoltaïques, en comparaison aux autres types d’énergies renouvelables les plus utilisées, est qu’ils peuvent être utilisés partout et sur tout type de bâtiment ; autant dans le Nord que dans le Sud de la France (en augmentant le nombre de capteurs pour les régions les moins ensoleillés), et autant en ville sur des logements collectifs, qu’à la campagne sur des logements individuels. De plus, le solaire permet d’avoir du courant continu sans incidences négatives sur l’environnement. Utiliser ce système de production d’énergie, est donc non seulement, simple et pratique, mais aussi, écologique et économique. En effet, utiliser ce type d’énergie permet de réduire notre production de déchets dangereux, nos émissions de gaz à effet de serre et de « récupérer et recycler les effluents » nécessaires à leur fabrication. Cela sans compter que la durée de vie de ce type d’énergie est de 25 ans et plus et que tous les éléments constituants les panneaux, sont tous recyclables. Néanmoins, un des reproches que l’on peut faire à ce type d’énergie, concerne ses méthodes de production. En effet, les panneaux sont fabriqués par des usines de silicium qui utilisent une grande quantité de charbon, et la production de leur batterie nécessite beaucoup de matériaux lourds. Mais ce facteur reste tout à fait améliorable et ne peut nullement mettre en doute les effets positifs à long terme, de l’utilisation de panneaux photovoltaïques. Car, une installation photovoltaïque de 20m2 c’est 100kg de CO2 non rejeté chaque année dans l’atmosphère.
Outre des avantages écologiques, les panneaux solaires présentent également des avantages financiers, dont l’accès à des aides et des subventions. Par exemple, lorsque vous choisissez d’équipez votre résidence principale, un crédit d’impôt de 50% (subventions déduites) et une TVA à 5,5% (sous certaines conditions) pour l’achat du matériel, vous seront accordés. L’ADEME accorde également des aides et subventions pour la pose de générateurs photovoltaïques en cas d’opérations groupées (plusieurs particuliers qui s’équipent). Enfin, autre avantage, le fournisseur d’électricité a obligation d’acheter l’électricité photovoltaïque, dont le tarif varie en fonction notamment, de l’intégration ou non des capteurs au bâtiment. Le raccordement au réseau se fait en plusieurs étapes qui requièrent du temps et de la patience. C’est pourquoi, le recourt à un spécialiste est fortement conseillé, cela, afin de vous guider dans vos choix et vous garantir un système performant et rentable. Une maison « à énergie positive », c’est la maison de demain qui combine à la fois les caractéristiques d’un bâtiment passif, couplées à un système générateur d’énergie tel que les panneaux photovoltaïques.
Service Communication et Documentation
Tuvallu –Immobilier et rénovation basse énergie-
Source utilisée pour la cet article : Revues : La maison écologique (n°45 Juin-Juillet 2008) et Futur e-maison (numéro Juin 2008)


